Office divin et prière

L’Office divin

 

Notre journée est rythmée par l’Office divin qui culmine dans la messe,  chantés en grégorien. Notre vie contemplative se prolonge dans l’oraison, la lectio divina, et l’adoration eucharistique.

 

« Quand vous priez par des psaumes et des hymnes, retournez dans votre cœur ce qu’exprime votre voix. » (Règle)

 

La liturgie a deux fins : la gloire de Dieu et le salut des âmes. En effet, nous rendons gloire à Dieu par notre louange, notre adoration et notre action de grâces, et nous supplions d’obtenir sa grâce et sa miséricorde par nos prières.

On ne peut mieux louer Notre Seigneur qu’avec ses mots. Dans la Bible, Dieu nous parle, et par les psaumes, Il nous donne les mots pour lui répondre. L’Eglise nous a donné la mission de prier pour tous les hommes, c’est-à-dire en leur nom et à leur intention.

Au cours de sa vie terrestre, Jésus a prié les psaumes que nous chantons. En utilisant les mêmes mots que Lui, nous entrons dans sa Prière. Le chant  de l’Office est vraiment la voix du Christ s’adressant à son Père et en le récitant, nous progressons dans notre ressemblance à Lui.

Ce n’est plus moi qui prie, c’est Jésus qui prie en moi…

 

« Vous êtes chargés, en tant que chanoines, du Culte divin solennel de l’Eglise, qui consiste principalement dans la célébration chorale de la Liturgie des Heures et de l’Eucharistie (…) Vous aurez à cœur de la célébrer avec une ardeur renouvelée, puisque c’est là votre fonction propre et spécifique dont vous devez vous acquitter par mandat de l’Eglise, de façon digne et féconde. » (Jean-Paul II, Alloc aux Chanoines Réguliers Confédérés, à Rome, 10/07/1984)

 

Nous écouter

 

Le chant grégorien

 

En 2003, le Pape Jean-Paul II  redéfinissait les trois qualités fondamentales de la musique liturgique : la sacralité, la beauté, l’universalité. Et il concluait ainsi : « Parmi les expressions musicales qui répondent le mieux aux qualités requises par la notion de musique sacrée, spécialement liturgique, le chant grégorien occupe une place particulière. Il est vraiment par excellence le « chant propre de la liturgie romaine » (Vatican II, Constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium, n° 116), c’est-à-dire son trésor, l’expression chantée la plus authentique et la plus achevée du mystère du salut célébré dans la liturgie. » (Jean-Paul II, Lettre sous forme de Chirographe, du 22 novembre 2003)

 

Le chant grégorien plonge ses racines dans la plus haute antiquité chrétienne.  Il serait né en Austrasie vers la fin du VIIIème  siècle de la fusion du chant romain et du chant gallican. L’identité des auteurs du chant grégorien est inconnue.

Il a été contemporain des martyrs, façonné par la pensée des Pères de l’Eglise, avant de façonner lui-même la pensée de nombreuses génération de chrétiens et de soutenir leur foi.

 

Nous héritons donc de toutes ces mélodies qui ont traversé des siècles d’histoire, chantées par des milliers de religieux et de laïcs sur tous les continents.

Pour améliorer la qualité de notre chant, nous participons aux sessions de la Schola Saint Grégoire, qui nous enseigne la méthode de Solesmes.